|
|

|
| |
"C'est avec le violon que tout a commencé, à l'âge
de six ans. Tout s'est vite enchaîné : j'entre
au conservatoire de Metz, où je fais mes classes en
formation musicale, violon puis clavecin. Tout se passe plutôt
bien jusqu'à ce que je me refuse à me conformer à la
stupidité
des examens. Je jette alors l'éponge, mais sans pour autant abandonner
la musique : je commence à jouer dans quelques groupes, souvent en tant
que violoniste.
A la fin du lycée, je suis soudain attiré de nouveau par le conservatoire
: j'y vois le moyen d'approfondir mes connaissances musicales générales.
Je me réinscris donc, mais uniquement dans les disciplines "théoriques" (formation
musicale, analyse, écriture).
Dans le même temps, je découvre et je pratique la musique sur ordinateur.
Je me passionne très vite pour le sampling, le collage et le montage.
Ainsi, je compose une multitude de morceaux constitués presque exclusivement
de samples : je pioche allègrement dans le
répertoire classique du vingtième siècle (Debussy, Ravel,
Stravinsky, Bartok…), dans le vieux jazz, mais aussi dans les musiques
du monde entier.
Après le bac, et après une tentative avortée en fac de mathématiques
et informatique, j'intègre la fac de musicologie. J'irai jusqu'en Maîtrise,
mais sans l'obtenir, par paresse…
Musicalement, au début, j'intègre très souvent des voix
samplées à mes morceaux, en créant ainsi des narrations
sans queues ni tête. C'est en samplant des enregistrements d'Alice au Pays
des Merveilles que j'emprunte le pseudonyme de Chapelier Fou.
En 2005, alors que mes morceaux circulaient pas mal, sous le manteau, j'ai ressenti
le besoin de faire des concerts. Cette décision a été un
grand tournant. C'est, pour moi, le retour à l'instrument. Depuis, ma
préoccupation n'a cessé de tourner autour du moyen de
rendre vivant un concert électronique. J'ai toujours critiqué les
artistes qui appuient sur la barre espace de leur ordinateur pour lancer un morceau
et qui ensuite tournent des boutons.
J'ai du, pour éviter ces écueils, trouver mes solutions : en concert,
je boucle mes instruments (violon, mandoline, guitare et claviers) en direct
et je séquence mes morceaux à la main, sur le vif, avec une machine
que j'ai fabriqué à cet effet. Il va sans dire que le fait de jouer
en live a énormément influé sur la composition de mes morceaux." |
|
|
|