|
|

|
| |
Madrid n'a jamais aussi bien porté son nom. Non pas
que leur musique soit devenue plus proche des sonorités
espagnoles, mais cet album éponyme a le don d'absorber
l'auditeur dans une langueur qu'on pourrait qualifier de méditerranéenne.
De générer une atmosphère de dolce vita
par la légèreté de composition de ses
pièces instrumentales (à l'exception de Magree, éclairé par
le chant en italien d'Anne Poirier) et la finesse des arrangements
qui font la part belle à l'acoustique.
Car Dominique
Deyremez, Joël Galinski et Guilhem
Granier ont de la suite dans les idées. La sortie
il y a deux ans du superbe "Night Clubber" permettait à Madrid
de se retrouver propulsé sous les projecteurs d'une
reconnaissance médiatique inattendue. Ce premier
album enregistré sur 4 pistes, première sortie
du label grenoblois Les Disques Serpentines (dont Guilhem
est l'un des fondateurs) n'ayant disposé que d'une
distribution limitée, a en effet valu au trio les éloges
d'une grande partie de la presse (Libération, Les
Inrockuptibles, Magic! …).
Dans leurs interviews,
les membres de Madrid évoquaient
déjà l'envie de revenir à plus d'acoustique,
de ne pas s'enfermer dans une utilisation systématique
du sampler. Leur second et dernier album est la preuve
que cette volonté ne
s'est pas infléchie puisqu'on y entend trompette,
basson violoncelle, violon, clarinette et clarinette basse. |
|
|
|