Arrivant tout droit des falaises isolées et des paysages
panoramiques des Iles Féroé, Orka a tout pour être différent
mais le fait que ses membres fabriquent eux-mêmes leurs instruments
est sans doute ce qui les rend uniques.
Le premier album du groupe, "Livandi oyða" a été
enregistrée par le fondateur du groupe
Jens L.
Thomsen dans sa ferme familiale.
Tous les instruments que l'on peut entendre
sur le disque ont été fabriqués pendant la période de Noël
2005 par Jens, sa famille et des amis en utilisant du matériel
de
récupération
et les
outils
trouvés dans la ferme. Après avoir conçu et créé ces instruments,
Jens a commencé à composer et enregistrer avec Jógvan
Andreasá Brúnni, Magni Højgaard, Bogi á Lakjuni,
et Kári
Sverisson.
Cinq jours plus tard, ils ont terminé l'enregistrement par un concert du Nouvel
An dans la grange de la ferme. Une dernière session a eu lieu
en janvier 2006.
On pourra s'étonner qu'un des principes
de la musique industrielle, à savoir être fondée sur l'utilisation
d'instruments
non-conventionnels et/ou recyclés, aux sonorités
très urbaines (on pense évidement à Einstüerzende Neubauten),
renaisse dans un espace rural. Mais c'est en traduisant le titre "désert
en vie" (campagne vivante ou ville vide d'humanisme ?) que l'on comprend
mieux le sens, la fraicheur et l'énergie de cette musique.
En plus de ces enregistrements originaux, "Livandi oyða" est enrichi
par
des
remixes de The Third Eye Foundation (Matt
Elliott), Bookworms, Oktopus (Deadverse),
et
Com-Data.
Le disque contient également un DVD avec deux clips, 2 titres live issues du
concert du Nouvel An à la ferme et un court documentaire expliquant la fabrication
des instruments.
Depuis que le disque a quitté l'archipel, la reconnaissance autour du
groupe
ne
cesse
de
s'affirmer
avec
des tournées et festivals en Belgique, Hollande, Suisse, Autriche et Allemagne.
Le
groupe
a partagé la scène avec Yann Tiersen pour
les 30 ans des Transmusicales de Rennes.
Une histoire qui ne fait que commencer ...
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